La
superstition locale veut qu'on ne doit pas le montrer du doigt ou le nommer sans quoi on serait sa première victime. Pour s'en protéger, il est possible d'utiliser une paire de ciseaux et de l'ammoniaque. Le soucougnan n'aime pas les ciseaux ouverts. Certains disent qu'il faut mettre ses vêtements à l'envers pour ne pas être reconnu.
Si on cherche à se débarrasser de l'un d'eux, le meilleur moyen est de s'en prendre à sa peau. En l'enduisant de piment ou de sel, le soucougnan ne pourra plus la remettre et finira par mourir. De très nombreux soucougnans perdirent ainsi la vie.
Ces diables volant se font beaucoup plus rares qu'à une certaine époque. Il n'en reste plus beaucoup et il devient de plus en plus difficile de les étudier. On relate dans les journaux l'apparition de soucougnans seulement tous les cinq ans en moyenne. Il s'agit bel et bien d'une
espèce de démons en voie de disparition.
Notez bien qu'il ne faut pas confondre le soucougnan de la Guadeloupe avec le
Dorlis de la Martinique. Ce dernier étant un
incube qui vient violer les femmes pendant leur sommeil.